Les arènes de Las Ventas seront le théâtre de cette passionnante phase de qualification
L'Espagne et les États-Unis s'affronteront à Madrid du 19 au 21 septembre prochain pour décrocher une place en finale de la Coupe Davis. Nadal, Ferrer & Co bénéficient de deux avantages importants : la piste de terre battue et le soutien du public.
Il semble que le sort s'acharne sur l'Espagne et les Etats-Unis pour les faire s'affronter ces dernières années au sein d'une compétition qui tire son nom de Dwight Davis, son fondateur et le premier, aux côtés de son partenaire Holcombe Ward, à servir avec un effet lifté.
Les demi-finales de 2008 seront le cinquième face à face (après ceux de 2000, 2002, 2004 et 2007) en neuf ans entre les deux pays. Lors des quatre éliminatoires précédentes le bilan est de 2 partout, tandis que le palmarès historique global, 5 à 3, est à faveur des américains.
Jusqu'ici, le facteur décisif de cette phase de la compétition -comme presque toujours dans la Coupe Davis, où le pays amphitryon choisit le lieu et la surface où se disputera l'éliminatoire- a bel et bien été la surface. Les victoires américaines de 2002 et 2007 ont eu lieu sur le gazon du Westside Tennis Club de Houston et sur le court en dur de Winston-Salem, tandis que les succès espagnols se sont produits sur la terre battue de Santander (par un 5-0 sans équivoque) et du Stade de la Cartuja de Séville, lors d'une victoire qui supposait la deuxième Coupe David pour l'Espagne.
Tout semble donc indiquer une possible victoire espagnole, puisque sur terre battue l'Espagne est non seulement la première puissance mondiale (grâce au tennis de Rafael Nadal -probablement le meilleur joueur de l'histoire sur cette surface-, David Ferrer, Tommy Robredo, Carlos Moyá, Nicolás Almagro et Juan Carlos Ferrero), mais cherchera aussi à prendre sa revanche sur l'échec de l'an dernier (Rafael Nadal n'avait pas joué), tout en bénéficiant du soutien des 25 000 spectateurs qui, sans nul doute, rempliront les gradins des arènes de Las Ventas.
Toutefois, les États-Unis ne leur faciliteront sûrement pas la tâche aux joueurs et à leur capitaine Emilio Sánchez-Vicario. Les américains ne sont pas pour rien les champions en titre (après avoir battu la Russie en finale en 2007) et détiennent le record de victoires du tournoi : 32 face aux 28 succès des Australiens.
Patrick McEnroe, leur capitaine, compte, en plus de cet imposant palmarès, sur deux joueurs parmi les dix meilleurs mondiaux : Andy Roddick et son puissant service -il détient le record mondial du service le plus rapide avec 249,4 km/h- et James Blake, l'un des joueurs qui incommodent le plus Nadal, bien que celui-ci l'ait vaincu lors de leurs deux dernières rencontres. Un autre point fort de l'équipe est le double messieurs : les frères Bob et Mike Bryan, numéros 1 de la classification mondiale, un tandem quasi invincible (bien qu'ils aient perdu en quarts de finale contre la France).
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